





Et si Joe Bar Team faisait du trail ???
Fan de BD depuis toujours (ah bon, vous aviez remarqué ???), je ne résiste pas à reprendre cette vignette extraordinaire de Joe Bar Team.
(cliquer dessus pour l'agrandir)
En la revoyant, je n'ai pas pu m'empêcher de m'imaginer la scène transposée dans une situation de trail...et je me suis dit qu'il fallait partager ce petit délire...
Bref, j'adore ! ;-)
18 mai -- De retour à MessinesCe matin, de retour sur le parcours de Ploegsteert -- Messines (19km) toujours avec le prétexte de prendre quelques photos pour alimenter la base de données des parcours.
Ce parcours fait vraiment la part belle aux nombreux mémoriaux qui le jalonne.
Certains sont très beaux et bien entretenus comme le Island of Ireland Peace Park (en photo à gauche), en mémoire des soldats irlandais qui sont venus se faire tuer sur ces terres pendant la 1ère guerre mondiale.

Je n'avais que quelques vagues souvenirs de ce parcours mais il est plutôt agréable, avec toutefois quelques longueurs sur des routes assez rectilignes et en légères pente.
Mais le parcours a l'avantage d'être un peu vallonné et quelques passages valent le détour avec de beaux sentiers, notamment près du bois de la Hutte, bien connu par les coureurs du semi-marathon de la Course du Souvenir de Ploegsteert.
17 mai -- Une matinale et une nocturneQue c'est bon de pouvoir courir de nouveau le matin en plein jour !

Une fois le blues du QWEC évacué, j'ai pu reprendre l'entrainement matinal cette semaine.
Fidèle à mes habitudes, je pars donc hier matin de chez moi vers 5h40 et je découvre un ciel déjà bien bleu qui fait plaisir à voir.
Pendant quelques mois, je vais enfin pouvoir de nouveau profiter de l'aube.

Pour l'occasion, je décide de rejoindre le parcours du Genièvre à Wambrechies pour prendre quelques photos qui manquaient à ma base de données.
Je redécouvre avec beaucoup de plaisir ces petites routes de campagne très agréables.
Une fois revenu, ca me fait une bonne sortie de 17km, un bon début de journée qui me donne la pêche.
Mais ma journée d'entrainement n'allait pas s'arrêter là.
Dans la journée, lors de quelques échanges de mails avec Benoit, inscrit au 100km de Steenwerck, je décide de l'accompagner sur 1 ou 2 tours.
A titre personnel, cette course ne m'a jamais intéressé, ayant une aversion assumée pour les parcours en boucle.
Mais c'était l'occasion de découvrir cette course presque mythique du Nord, avec son ambiance si particulière.
Le rendez-vous fut donc donné.
Ne pouvant me libérer avant 22h, je rejoins finalement Benoit et son coéquipier Grégory pour le 3ème tour.
Arrivé à 23h sur les lieux, il me faudra patienter presque 1h pour les voir arriver à La Salle, le checkpoint de Steenwerck où les coureurs terminent chacun de leur 5 tours de 19km.
(le début de la course commence par une petite boucle de 5km)

Benoit et Grégory semblent en bonne forme malgré les 43km qu'ils viennent déjà de s'enquiller.
Je retrouve aussi Seb, qui les a accompagné sur la 2ème boucle.
Je reconnais que l'ambiance a du charme: il est minuit et c'est amusant de voir tout ce petit monde déambuler calmement dans les rues de Steenwerck.
Chacun à son rythme, souvent très lent étant donné la distance totale à parcourir, et cela ajoute un côté apaisant à l'ambiance.
Je relaye Seb et nous démarrons cette 3ème boucle à une vitesse moyenne de 9.5km/h, une vitesse que nous garderons de façon très régulière.
Nous quittons la ville de Steenwerck pour prendre de petites routes de campagne en légère descente.
Désormais, en l'absence de lune et d'un ciel étoilé, seules les lumières de nos frontales guident nos pas.

Je m’aperçois que beaucoup de concurrents participent à l'épreuve en tant que marcheurs, certains sont même habillés en randonneurs, bâton à la main.
La présence de nombreux ravitaillements sur la boucle (environ tous les 4km) permet de sortir régulièrement de la pénombre et d'égayer un peu le parcours.
L'organisation semble vraiment très au point à ce niveau là, les ravitaillements sont bien fournis et proposent souvent des boissons chaudes.
Benoit et Grégory vont de ravitaillement en ravitaillement avec une bonne régularité, pour eux il n'est pas question de songer aux prochaines boucles pour se préserver psychologiquement.
La fatigue est pourtant bien présente mais leur moral semble intact.
Benoit me fait part que la présence d'accompagnateurs est une aide morale très importante pour eux.
Sur le coup, je me demande s'il me dit ça surtout pour me faire plaisir mais au fil des km, je réalise que c'est une évidence.
Affronter la monotonie de faire 5 fois une même boucle me semble aussi dur que d'encaisser les 100 bornes.
Plus nous progressons, plus je reste convaincu que je ne suis pas fait pour ce type de course.
La monotonie est une trop grande ennemie pour moi et j'ai besoin du côté nature et aventure qu'offrent les longs trails.
Cela n'enlève rien à l'admiration que je porte pour tous ces coureurs, chacun ses préférences, c'est tout...
Nous arrivons au terme de notre boucle vers 2h45 du matin et pour ma part, je suis bien content d'avoir pu goûter à cette ambiance comme simple accompagnateur.
Je quitte Benoit et Grégory sans aucune inquiétude pour eux, leur régularité et leur moral suffit à me convaincre qu'ils finiront leur course.
A 8h05 du matin, j'en aurai la confirmation...
Bravo les gars !
Mise à jour de 3 courses dans le calendrier:
- Le 3 juin: Le Trail des éoliennes, refait son apparition sur un nouveau site.
Merci à Geoff d'avoir glané les infos !
Pour le long parcours de 31km, il s'agit d'un parcours en ligne qui relie Royon à Fruges pour un dénivelé de 680m+ annoncé.
Egalement un parcours de 23km et 13km.
- Le 23 juin: Suite à l'annonce de l'annulation d'une 2ème édition du Week-end Trail des 3 monts, l'organisation locale à décidé de maintenir la course nocturne qui part de St Sylvestre Cappel pour rejoindre le Mont Cassel.
La seule différence étant que l'organisation ne s'appuie plus sur le concept Week-End Trail.
La course démarre à 22h et propose 2 distances: 26km et 15km.
Comme il n'y a pas de site web officiel associé, le flyer est en ligne dans le calendrier.
Merci à Sébastien Beaussart d'avoir récupéré et scanné le flyer !
- Le 9 septembre: L'ASPTT de Compiègne vient de fournir les infos sur sa 10ème édition du Tour des Beaux-Monts.
L'organisation annonce un parcours de 32km renouvelé et une course nature de 14km.

Nous voilà revenus de notre QWEC, comprenez Queyras Week-End Choc.
Nous, c'est une bonne partie des zigotos présentés [ICI], ainsi que Perrine la compagne de Seb.
L'idée est venue du Colonel Nono: proposer un week-end choc de 3 jours dans le massif du Queyras (Hautes-Alpes), plus exactement dans le Guillestrois
, une région que Nono connait très bien depuis son enfance.
Même si l'objectif initial était de permettre à tous les participants de se préparer pour les gros objectifs de chacun (GRP, TDS, Templiers, Brésil,...), ce week-end a surtout permis de passer d'excellents moments dans des paysages à couper le souffle.
Dans le groupe, je suis l'un des seuls à ne pas avoir de gros objectif pour l'instant cette année et cela me permet de participer de façon totalement détendue, sans pression et de prendre un max de plaisir.
Une seule inquiétude: une météo qui s’annonçait très capricieuse et la présence encore abondante de neige dans le Queyras, surtout à partir de 2000m d'altitude.
Samedi: les 3 Lacs

Arrivés tard dans la soirée du vendredi 4 mai, nous commençons notre week-end choc le lendemain matin avec un premier parcours concocté par Nono: les 3 lacs.
Un parcours qui part du Pied du Mélézet à Ceillac
pour rejoindre 3 lacs à 2400m d'altitude: le lac Miroir, le lac des Rouites et enfin le lac Ste-Anne.
Malgré un ciel très gris, nous commençons notre ascension dans la bonne humeur.
Mais petit à petit, la neige fait son apparition, au début seulement sous la forme de plaques puis de façon continue sous la forme d'une couche qui dépasse vite les 30cm de profondeur par endroits.

A chaque pas, les pieds s'enfoncent d'abord doucement, puis la neige se tasse sous notre poids et les pieds s'enfoncent brusquement, parfois jusqu'à 50cm dans la neige.
Nous sommes partagés entre fou rire et inquiétude devant notre progression devenue de plus en plus pénible et pachydermique.
Le brouillard s'invite à la fête et tout devient blanc autour de nous, on se croirait en plein blizzard.
Les pieds et les mains sont trempés et gelés lorsque nous arrivons au bord du lac Miroir.
La rive du lac est confondue dans la neige et il nous faut être prudent à chaque pas pour ne pas tomber dans l'eau.
Nous sommes de plus en plus lent, nous nous enfonçons toujours plus dans la neige.

Jean se fait même surprendre à s'enfoncer jusqu'à la taille et cela déclenche un fou rire général qui marquera les esprits pour longtemps...
Finalement, nous arrivons à atteindre une station de télésiège.
Frigorifiés, nous tentons de repartir mais nous n'arrivons même plus à avancer 100m sans nous retrouver tour à tour coincés dans la neige à tenter d'extraire nos jambes.
Il faut nous rendre à l'évidence, il faut court-circuiter notre parcours et trouver au plus vite un chemin qui nous permettra de redescendre.
Heureusement, en longeant le télésiège, nous arrivons à redescendre assez vite.
Mes pieds sont anesthésiés par le froid pendant la descente, j'ai l'impression de courir sur un coussin d'air.
Petit à petit, la neige se fait enfin plus rare et nous arrivons à courir pour nous réchauffer.
En reprenant un chemin sur un autre versant, nous arrivons malgré tout à boucler un parcours de 16km et 1000m de dénivelé positif.
Pas énorme mais étant donné les conditions endurées, c'était déjà très bien !
Dimanche: rue des Masques, maison du Roy et Mont-Dauphin

Le lendemain, nous avons décidé de nous attaquer à des parcours plus bas et moins exposés au nord pour éviter de nouveau le piège de la neige.
Nono nous propose d'enchainer 2 parcours classiques en partant directement de Guillestre: la rue des Masques jusque la maison du Roy
, puis un retour à Guillestre pour repartir jusqu'à Mont-Dauphin
.
Lors de notre départ, nous avons l'excellente surprise de découvrir un soleil généreux alors que la pluie tombaient continuellement depuis la veille au soir dans un ciel totalement encombré.

Les 2 parcours proposés par Nono sont tout simplement sublimes, avec des paysages très variés qui nous émerveillent tout au long de notre progression.
Cela commence dans la rue des Masques, des grandes gorges qui bordent le torrent du Guil avec de grandes cascades en toile de fond et le fort de Mont-Dauphin qui domine la falaise face à nous, lieu privilégié pour l'escalade.
Nous traversons le Guil et nous montons sur 500m de dénivelé vers la forêt d'Eygliers en suivant une belle monotrace chaotique à souhait.
Quelques kms plus tard, nous redescendons vers le hameau de la maison du Roy pour remonter de nouveau sur 500m de dénivelé en empruntant le sentier forestier du Gratteloup.
La montée commence à être éprouvante.

Une fois arrivés en haut, nous redescendons vers Guillestre en faisant un petit détour par le Pain de Sucre, une belle petite colline de 60m de dénivelé dont la forme ne manquera pas de nous rappeler celle des terrils.
De retour dans les gorges de la rue des Masques, nous partons vers Mont-Dauphin.
Ces gorges me laissent pantois d'admiration et je prends photo sur photo.
La montée vers Mont-Dauphin (150m+) se fait sous un beau soleil.
Nous traversons le fameux fort Vauban et partons rejoindre le sentier des marmottes.
Nous débouchons sur une grande vallée verdoyante où nichent une multitude de marmottes, habituées à côtoyer les randonneurs de passage et ainsi pas farouches pour un sou.
Puis, c'est l'heure du retour et une fois revenus sur Guillestre nous sommes ravis de notre journée: 31km (1600m+) de bonheur !
Lundi: Sommet du Cugulet

Lundi fut la journée la plus éprouvante.
Nous avions choisi de repartir de Guillestre vers le sud-est pour tenter d'atteindre le Sommet du Cugulet
, à 2500m d'altitude pour longer la crête éponyme et redescendre vers le torrent du Rif Bel.
Cela signifiait de commencer par une montée de 1500m+.
Normalement, le versant était exposé plein sud et nous pensions éviter la neige.

Malheureusement, dés 2000m la neige refait son apparition et les chemins redeviennent à la limite du praticable, voire clairement dangereux en certains points.
Lorsque nous sommes totalement bloqués dans une neige surabondante, incapables de distinguer la suite du chemin, nous décidons de revenir en arrière et d'emprunter une variante qui nous fera passer 200m sous le sommet du Cugulet.
Mais d'autres passages fortement enneigés nous donnent du fil à retordre et nous galérons à de multiples reprises pour distinguer notre chemin.
Finalement, près d'une bergerie adoptée par de nombreuses marmottes, nous devons faire face à un mur de neige qui part du sommet de la montagne pour s'écouler le long d'une longue ravine.
Après réflexion, pour contourner ce mur de neige, nous improvisons une descente le long de la ravine pour traverser celle-ci plus bas, où elle se rétrécit fortement et où l'autre versant est épargné par la neige.
Une fois la ravine traversée, une montée infernale nous attend: il faut monter à pic sur 350m de dénivelé en espérant retrouver le chemin de l'autre côté de ce versant.
La montée est une guerre d'usure et je peste intérieurement de ne pas trouver le chemin.
Impossible d'aller plus vers l'Est, il n'y a que des ravins et il nous faut continuer de monter, encore !
Finalement, je distingue ce qui ressemble bien à une monotrace, je pars en reconnaissance quelques minutes et de nombreux bouquetins fuient à mon arrivée avec leur dextérité légendaire.
Une fois la bonne nouvelle annoncée aux autres, nous reprenons notre chemin.
Mais nous devons encore régulièrement traverser des parties totalement enlisées sous la neige et la tension commence à grimper au sein de notre groupe.
Chacun a pris conscience que nous avons franchi un point de non-retour et nous ne savons pas ce qui nous attend...
Le comble est atteint lorsque nous faisons de nouveau face à un mur de neige.
En tentant de le traverser avec Nono, je m'enfonce jusqu'à la taille et je me retrouve à me débattre laborieusement à quatre pattes pour tenter d'atteindre l'autre bout.
Une fois traversé, je suis à la fois soulagé et à la fois inquiet pour mes comparses.
Finalement, chacun affronte l'obstacle comme il peut et arrive à rejoindre l'autre côté avec parfois quelques frayeurs à l'appui...

Encore un autre mur de neige un peu plus loin nous imposera cette fois de descendre le long d'un pierrier (rien de tel qu'un pierrier pour se rafraîchir, ARF !) et de grimper tant bien que mal pour rejoindre une nouvelle fois notre chemin.
Frère Tuck se fait une frayeur en glissant et chutant dans cet amas de grosses pierres qui ne demandent qu'à dévaler vers le vide.
L'exaspération nous envahit et Nono est de plus en plus inquiet face aux risques que nous devons prendre.
Lorsqu'enfin le chemin se met à descendre de façon très nette en lacet, c'est un début de soulagement.
Il nous faut arriver à descendre en dessous de 2000m d'altitude pour que cette foutue neige disparaisse enfin.
ENFIN, la neige devient plus rare pour disparaitre complètement comme prévu dés que nous passons sous la barre des 2000m d'altitude.
OUF !!!!!!!!!!!!!

Le chemin est très technique mais nous sommes tellement content de nous être sortis d'affaire que la bonne humeur reprend vite le dessus.
Après une longue descente, nous atteignons enfin le torrent du Rif Bel, que nous suivrons pendant de longs km sur de superbes chemins dans des paysages parfois très minéraux et parfois très verdoyants.
La présence continue du torrent donne une fraicheur bienfaisante au parcours.
Tout le monde court à bonne allure, nous sommes tous conscients d'avoir vécu une sacré épreuve mais nous l'avons fait, tous ensemble !
De retour à Guillestre, l'euphorie gagne vite notre groupe.
Quelle journée !!! (23km / 1800m+)
Mardi: décrassage à la rue des Masques

Avant de reprendre la route pour le Nord, je m'offre une dernière sortie matinale de 10km (470m+) avec le Colonel Nono pour profiter une dernière fois de ces paysages somptueux sous la lumière du soleil naissant.
Un dernier petit détour par le Pain de Sucre et cela signe la fin de notre week-end choc.
"choc", le mot n'était pas si galvaudé que ça, y compris pour mes zygomatiques !!
Respect, mon Colonel, l'effectif est au complet avec des images plein la tête !

Calendrier Complet





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