Anafi : les plus belles randonnées et sentiers de l’île grecque

Anafi : les plus belles randonnées et sentiers de l’île grecque
05/27/2026 0 Comments

Il y a des îles grecques qui brillent par leurs plages, d’autres par leurs villages blancs, et puis il y a Anafi. Anafi, c’est un autre rythme. Une île discrète, presque timide sur la carte des Cyclades, mais qui réserve de très belles surprises à ceux qui aiment marcher, grimper un peu, souffrir juste ce qu’il faut, puis se retrouver seuls face à la mer Égée. Franchement, si tu cherches une île où les sentiers sentent le thym, la roche chauffée au soleil et la liberté, tu es au bon endroit.

Ce qui fait la force d’Anafi, ce n’est pas seulement son relief sauvage. C’est aussi cette impression rare d’avoir encore un territoire à explorer sans être bousculé par les foules. Ici, les randonnées ne sont pas une activité “en plus” du séjour : elles font partie de l’expérience. On marche pour rejoindre une chapelle perchée, un monastère, une plage isolée ou un sommet qui ouvre d’un coup tout l’horizon. Et à chaque fois, la récompense est là. Pas besoin d’artifice, l’île fait le travail.

Pourquoi Anafi est une île parfaite pour la randonnée

Anafi n’est pas l’île la plus facile d’accès des Cyclades, et c’est précisément ce qui la protège un peu du tourisme de masse. On y vient souvent en ferry, avec cette petite sensation d’arriver au bout du monde. Une fois sur place, on découvre un terrain de jeu idéal pour les marcheurs : sentiers secs, pentes parfois raides, vues ouvertes sur la mer, et une ambiance très minérale qui change des îles plus verdoyantes.

Le grand atout d’Anafi, c’est sa taille humaine. On peut y organiser plusieurs randonnées sans passer ses journées dans les transports. Les itinéraires partent souvent du village principal, Chora, ou longent la côte vers des plages mythiques comme Roukounas. En prime, l’île reste encore assez authentique : ici, pas de grands complexes, pas de foule qui déborde sur les chemins. On entend davantage le vent que les conversations des touristes.

Petit conseil de terrain : ne sous-estime pas le soleil grec. Sur Anafi, l’ombre est parfois rare et les sentiers peuvent sembler plus longs qu’ils ne le sont vraiment. L’eau, la casquette et la crème solaire ne sont pas des options, ce sont des compagnons de route.

Le sentier vers le monastère de Zoodochos Pigi

Si je devais recommander une randonnée facile à moyenne pour commencer à sentir l’âme d’Anafi, je parlerais du sentier menant au monastère de Zoodochos Pigi. Situé sur un promontoire rocheux, ce monastère offre un cadre superbe et une belle occasion de prendre de la hauteur sans partir pour une expédition de trois jours.

La montée se fait généralement depuis Chora. Le chemin est assez direct, avec des passages caillouteux mais accessibles. Ce que j’aime sur ce type de randonnée, c’est le contraste : on quitte les ruelles blanches du village, puis très vite le décor devient plus brut, presque austère, avant que le bleu de la mer ne prenne toute la place. C’est simple, mais terriblement efficace.

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Le monastère lui-même mérite l’arrêt, pas seulement pour la vue, mais aussi pour le calme qui s’en dégage. On y ressent cette dimension spirituelle qu’on retrouve souvent dans les Cyclades, mais ici avec moins de mise en scène et plus de sincérité. Si tu aimes les marches courtes avec une vraie récompense visuelle, c’est une belle mise en bouche.

Le chemin de Chora à la plage de Katsouni

Anafi a ce talent de faire basculer en quelques kilomètres d’un monde minéral à un décor de carte postale. Le sentier vers Katsouni en est un bon exemple. Cette randonnée relie le cœur de l’île à une plage plus tranquille, moins fréquentée que d’autres secteurs côtiers.

Le parcours descend progressivement vers la mer, avec des panoramas sur les reliefs arides et la côte découpée. En chemin, on traverse un paysage très “cycladique” : pierres claires, végétation basse, senteurs d’herbes sèches. Rien de spectaculaire au sens grandiose, mais une beauté sobre, presque silencieuse. Et c’est souvent celle-là qui reste en mémoire plus longtemps.

Une fois arrivé à la plage, le plus dur est souvent de repartir. L’eau est généralement claire, parfaite pour une pause baignade après l’effort. Si tu aimes enchaîner marche et plongeon, tu vas te régaler. J’avoue que ce genre de randonnée a toujours un petit côté “récompense bien méritée” qui me plaît beaucoup.

La grande traversée vers Roukounas

Parmi les beaux itinéraires de l’île, le sentier qui mène à Roukounas compte parmi les plus connus. Et pour une bonne raison : il combine l’ambiance de marche en pleine nature avec l’arrivée sur l’une des plages les plus emblématiques d’Anafi. Roukounas est vaste, sauvage, et dégage une sensation de liberté assez rare.

Le chemin peut se faire à pied depuis Chora ou depuis les environs du monastère, selon ton point de départ et ton niveau d’énergie. Ce n’est pas une randonnée technique, mais il faut accepter la chaleur, les portions rocheuses et parfois l’absence de repères très marqués. Sur Anafi, le sentier n’est pas toujours “parfaitement rangé”, et c’est justement ce qui donne du charme à la marche.

Roukounas est aussi un bon objectif de fin de journée. Arriver là-bas au moment où la lumière décline, poser son sac, se baigner, puis rester un moment à regarder la mer se teinter d’orange… difficile de faire plus simple et plus beau. Ce genre de moment, sur une île comme Anafi, rappelle pourquoi on aime tant marcher : pour mériter ces instants sans filtre.

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L’ascension du Kalamos, le géant d’Anafi

Si tu cherches la randonnée la plus marquante de l’île, regarde du côté du mont Kalamos. Avec son impressionnante silhouette rocheuse, il domine Anafi et attire naturellement les marcheurs en quête de panorama. C’est probablement l’une des randonnées à ne pas manquer si tu as un bon niveau de marche et l’envie de voir l’île d’en haut.

L’approche est déjà superbe, mais ce sont les derniers passages qui donnent le ton : terrain plus raide, ambiance minérale, sensation de s’élever au-dessus de tout. Rien d’insurmontable pour un marcheur habitué, mais il faut rester prudent, surtout si le vent se lève ou si la chaleur est forte. En Grèce, le décor peut sembler accueillant, mais la montagne a toujours son mot à dire.

Au sommet, la vue est franchement saisissante. On embrasse l’île, la mer, et parfois on a l’impression que les Cyclades s’alignent comme des fragments de roche posés sur l’eau. C’est le genre d’endroit où l’on s’assoit sans parler pendant quelques minutes, juste pour profiter. Et si tu fais partie de ceux qui aiment les petits défis, cette montée te laissera un vrai souvenir de rando.

Le sentier des chapelles et des points de vue

Au-delà des grandes randonnées “objectif plage” ou “objectif sommet”, Anafi se prête très bien aux balades en boucle autour de Chora. L’île est ponctuée de chapelles isolées, de petites pistes et de points de vue superbes sur les falaises et la mer. C’est souvent là qu’on comprend le mieux la logique de l’île : un espace réduit, mais une grande diversité d’ambiances.

Ces itinéraires sont parfaits si tu veux marcher sans te lancer dans une grosse sortie. Ils permettent aussi de prendre le temps de photographier, d’observer la flore locale et de mieux sentir la vie quotidienne sur l’île. Sur Anafi, les chemins relient encore des lieux habités ou sacrés, pas seulement des “spots” pour touristes. Cela donne une autre profondeur à la balade.

En bonus, ces randonnées sont souvent idéales tôt le matin ou en fin d’après-midi, quand la lumière est douce et que les couleurs des Cyclades deviennent presque irréelles. Tu sais, ce moment où le blanc des maisons semble plus blanc, où la mer paraît trop bleue pour être honnête ? C’est exactement ça.

Quand partir pour randonner sur Anafi

Le meilleur moment pour marcher sur Anafi, c’est clairement le printemps et l’automne. Entre avril et juin, puis de septembre à octobre, les températures sont plus supportables et la lumière souvent magnifique. Le printemps a aussi l’avantage d’offrir un peu plus de verdure et parfois quelques fleurs sauvages sur les bords de sentiers. Rien d’exubérant, mais assez pour adoucir le caractère minéral de l’île.

En été, il faut être plus stratégique. Les randonnées restent possibles, mais il vaut mieux partir très tôt le matin, éviter les heures les plus chaudes et prévoir beaucoup d’eau. L’île n’est pas immense, mais la chaleur peut vite transformer une belle marche en test de patience. Et crois-moi, la patience n’est pas toujours l’ingrédient principal d’une bonne journée de rando.

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En hiver, Anafi est plus calme encore. Certaines infrastructures tournent au ralenti, mais l’île garde son charme. Si tu aimes les ambiances très paisibles, cela peut être une période intéressante. En revanche, il faut vérifier les horaires de ferry et l’ouverture des services avant de partir.

Conseils pratiques pour randonner sur Anafi

Avant de partir explorer les sentiers de l’île, quelques réflexes simples peuvent te rendre la journée bien plus agréable :

  • Prévois toujours plus d’eau que ce que tu crois nécessaire.
  • Pars tôt pour éviter la chaleur et profiter de la meilleure lumière.
  • Chaussures de randonnée légères ou bonnes baskets à semelle accrocheuse : les chemins sont souvent caillouteux.
  • Garde une carte hors ligne ou une trace GPS, car le balisage peut être discret par endroits.
  • Emporte un chapeau, des lunettes de soleil et de la crème solaire.
  • Si tu comptes te baigner, prévois un maillot et une serviette légère dans le sac.

Autre point important : respecte l’environnement. Anafi a justement gardé son caractère sauvage parce qu’elle n’a pas été saturée. Emporte tes déchets, reste sur les sentiers quand c’est possible, et évite de déranger les espaces habités ou religieux. Sur une île de cette taille, les bons comportements font une vraie différence.

Ce qui rend Anafi différente des autres îles grecques

On pourrait résumer Anafi en disant qu’elle est moins spectaculaire que Santorin, moins célèbre que Naxos, moins fréquentée que Paros, mais souvent plus authentique dans l’expérience de marche. Elle ne cherche pas à impressionner à tout prix. Elle te gagne autrement : par sa sobriété, son relief, ses horizons dégagés et cette sensation de solitude choisie.

Pour un randonneur, c’est précieux. On ne vient pas seulement ici pour “faire des kilomètres”. On vient pour sentir le vent, écouter ses pas sur la pierre, faire une pause face à la mer, et se dire qu’on est peut-être sur l’une des îles les plus tranquilles des Cyclades. Et dans un monde qui va vite, ce genre d’endroit a une valeur particulière.

Si tu aimes les randonnées insulaires avec un vrai caractère, Anafi mérite largement sa place sur ta liste. Ce n’est pas une destination qui se livre d’un coup. Il faut marcher un peu, accepter son rythme, et laisser l’île faire son travail. Mais une fois que c’est fait, elle laisse une trace nette : celle d’un voyage simple, brut, et sincèrement dépaysant.